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La réputation est la mémoire de la société

Un chapitre qui définit la réputation comme une mémoire collective conservant les expériences, reconnaissant les schémas et réduisant l’incertitude dans les décisions de la communauté

La mémoire sociale est sélective : une action isolée peut être oubliée, mais un comportement assez répété devient une qualité, une compétence ou une réputation
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La réputation ne réside pas dans le degré de notoriété

Si le chapitre précédent répondait à la question de l’origine de la réputation, celui-ci en pose une plus profonde : qu’est-ce que la réputation, au fond ? Pendant des siècles, les humains l’ont souvent considérée comme la célébrité ou le jugement des autres. Pourtant, à travers le prisme de l’histoire, sa nature ne réside pas dans le degré de notoriété. Elle réside dans la capacité à être mémorisé par la société.

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La société ne peut pas repartir de zéro à chaque rencontre

Une communauté ne peut pas recommencer à zéro après chaque rencontre. Pour coopérer efficacement, les personnes doivent conserver les expériences qu’elles ont eues les unes des autres. Celui qui tient parole est mémorisé comme digne de confiance. Celui qui accomplit toujours son travail est mémorisé comme compétent. Celui qui trahit à plusieurs reprises est lui aussi mémorisé d’une manière particulière. Ces souvenirs réduisent l’incertitude lorsque la société doit prendre une décision.

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La réputation est une mémoire collective

Ainsi, la réputation n’est pas une émotion passagère. C’est une mémoire collective formée par d’innombrables expériences détenues par des personnes différentes. Chacun ne possède qu’une petite partie du tableau, mais lorsque ces fragments se relient, la société construit une perception commune d’un individu ou d’une organisation.

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La mémoire sociale est toujours sélective

Ce qui est intéressant, c’est que la mémoire sociale est toujours sélective. La société ne retient pas toutes les actions, mais celles qui se répètent assez pour former un schéma. Un acte de bonté peut être apprécié. Des centaines d’actes de bonté deviennent une qualité. Une promesse rompue peut être pardonnée. Mais des promesses rompues à répétition finissent par devenir une réputation.

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La réputation est la mémoire à long terme de la société

Vue de cette manière, la réputation ressemble à la mémoire à long terme de la société. Elle permet de gagner du temps dans l’évaluation des autres. Au lieu de tout observer à nouveau depuis le début, nous nous appuyons sur la mémoire accumulée pour décider plus vite. La réputation ne sert donc pas seulement l’individu, mais aussi l’efficacité de toute la communauté.

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La technologie étend la mémoire de la société

À l’ère numérique, ce mécanisme n’a pas disparu. Seul son lieu de stockage a changé. Autrefois, la mémoire vivait dans les récits et dans l’esprit de la communauté. Aujourd’hui, elle existe aussi dans les articles, les projets, les avis, les images, les vidéos et d’innombrables données numériques. La technologie ne remplace pas la réputation ; elle étend la mémoire de la société.

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Une définition plus complète de Reputation

C’est peut-être la définition la plus complète de Reputation. Ce n’est pas le nombre de personnes qui vous connaissent. Ce n’est pas le nombre de personnes qui vous apprécient. C’est toute la mémoire que la société conserve des valeurs que vous avez créées au cours de votre parcours.

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Ensuite : La bonne réputation voyage loin

Si la réputation est la mémoire de la société, comment cette mémoire se diffuse-t-elle ? Des histoires transmises de bouche à oreille aux avis sur Internet, l’histoire de la réputation a toujours été liée à l’histoire de la transmission. C’est le sujet du prochain chapitre : « La bonne réputation voyage loin ».