Le Masque de l’Adulte
Un chapitre sur « Ça va », les émotions rangées, l’image forte à maintenir et le moment d’admettre « Aujourd’hui, je suis fatigué »
Ce qui épuise n’est parfois pas la charge de travail, mais le maintien d’une image forte, calme et maîtrisée alors que l’intérieur se fissure
Il a beaucoup souri pendant la journée
Il sourit en réunion, avec ses collègues et ses clients. Le sourire devient une partie de sa présence.
Seul dans l’ascenseur, le sourire disparaît
Les portes se ferment et il n’a plus besoin de montrer qu’il va bien.
« Ça va » peut devenir une habitude avant une vérité
Il répond si vite qu’il ne sait plus s’il s’agit de son état ou d’un réflexe.
En grandissant, nous apprenons à ranger les émotions
Nous croyons que le professionnalisme exige de cacher tristesse et déception, même si elles restent.
Il retient les échéances mais pas la dernière fois où il a dit ne pas aller bien
Réunions et chiffres sont suivis, tandis que l’état intérieur est repoussé.
L’épuisement peut venir du maintien d’une image forte
Il faut paraître calme et maître de soi alors que l’intérieur se fissure. Cette distance consomme l’énergie.
Le masque a protégé, puis s’est confondu avec la personne réelle
Il aide à tenir les responsabilités, mais porté trop longtemps il occupe l’identité.
Mûrir, c’est savoir quand être fort et quand être honnête
Il reconnaît qu’aujourd’hui il est fatigué. Certains masques protègent, mais trop longtemps ils font oublier le vrai visage.